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CLOCLO : Un biopic intense et sans concession

Posté dans Cinéma Le 3 décembre 2012 par Anthony Cocain

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Dans CLOCLO, vous suivrez le destin tragique d’une des plus grandes icône de la chanson française. Décédé à l’âge de 39 ans, Claude François continue aujourd’hui à fasciner plus de trente ans après sa disparition. Star adulée,  bête de scène et machine à tubes, certains le découvriront aussi et surtout un business man, un pro du marketing en avance sur son temps et patron de presse, sans oublier le père de famille un peu particulier et un homme à femmes…

CLOCLO ou le portrait d’un homme complexe, multiple, toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer : Une promesse !

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est tenue. Elle dépasse même les espérances. En effet, Florent Emilio Siri propose un biopic sans concession. Le réalisateur dépeint un homme colérique, irascible, doté d’une ambition débordante et d’une jalousie maladive. Nous pouvions douter que ces aspects de la personnalité de Claude François seraient à ce point mis en avant.  En particulier lorsque l’on sait que l’excellent scénario de Julien Rappeneau a été supervisé par les fils de Claude François. Mais rapidement, une scène d’anthologie nous rassure et nous transporte au coeur de la personnalité complexe de CloClo. Ce dernier, se révèle fou de rage devant sa télévision lorsque France Gall, alors l’amour de sa vie, remporte le concours de l’Eurovision. La star montante ne souhaitant absolument pas partager le moindre centimètre carré de la couverture de son succès décide de rompre avec la jeune ingénue le soir même par téléphone en pleine célébration de son trophé.

De nombreuses autres scènes s’enchaînent, parfaitement maîtrisées par un Jérémy Rénier impérial, un Benoît Magimel surprenant en Paul Lederman ou encore une Ana Girardot charmante et tragique en mère au foyer parfaite… Elle dépeignent chacune des moments clés de la vie de Claude François. Si tout le monde sauf les plus jeunes en connaissent une grande partie, certaines surprises viendront émailler la séance comme le faux malaise scénique d’un CloClo alors inquiet pour sa carrière lorsque débarque de nouveaux artistes comme Michel Sardou… Cependant, le film présente le défaut de sa plus grande qualité. En effet, en se focalisant sur la vie privée du chanteur, le long-métrage propose ainsi très peu de scènes de concert. De plus, la seule chanson diffusée en entier, hormis «Alexandrie Alexandra» lors d’une séquence de fin d’une intensité poétique suffocante est la version de «My Way / Comme d’habitude» chantée au Royal Albert Hall de Londres et qui aurait du lancer sa carrière internationale quelques mois avant sa mort tragique.

CLOCLO est au final assez bouleversant. On finit par se demander si cet homme qui avait tout ce à quoi tout le monde rêve était vraiment heureux. Cette quête infinie de la gloire, de la reconnaissance et du bonheur n’est-elle finalement pas qu’un miroir aux alouette, un objectif intangible, un mirage que même le phare d’Alexandrie ne peut dévoiler ?

CLOCLO, au cinéma le 14 mars – Article rédigé par Julien Chevron – @Gerb1ll

Posté le 3 décembre 2012 | Laisser un commentaire

Ecrit par Anthony Cocain

Créateur du blog, webmaster, rédacteur, testeur... depuis 2006. Joueur depuis... les 80's... Je souhaite partager avec vous ma passion du jeu video à travers son histoire et son actualité avec tests, news, previews, reportages...

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