
Après un Resident Evil Requiem mémorable, Capcom récidive en ce printemps avec une nouvelle licence qui est appelé à continuer… Pragmata, c’est un mélange de shoot et de hack, subtilement amené par un duo étonnant : un soldat en mecha et une petite fille robot en anorak…
Nous incarnons donc ce soldat, Hugh Williams avec, sur son dos, une pragmata, experte en hacking avec une allure de petite fille blondinette. Le duo est improbable mais son association fait des merveilles. En effet, vous dirigez Hugh et son arsenal pour tirer sur tout ce qui bouge, mais, pour vous aider à viser encore plus juste des ennemis robotiques complexes, Diana, la petite hackeuse, use donc de ses pouvoirs pour hacker le robot. Se lance alors un petit puzzle qu’il faut réaliser le plus vite possible en allant d’un point A à un point B en passant par diverses cases et en évitant d’autres…

Déroutant dans les premières minutes, ce concept se veut sacrément judicieux et bien amené. On se prend vite au jeu et on comprend vite l’intérêt de ce hacking tant les ennemis rencontrés peuvent être redoutables. Il faut donc ainsi mettre toutes nos chances de notre côté.
Et pour aller plus loin, Hugh peut gagner des capacités qui figureront dans ces systèmes de hacking : surchauffe, immobilisation, etc… Ainsi, les ennemis seront affectés de différentes manières et selon les besoins.
D’ailleurs le bestiaire est varié et évolutif avec des ennemis qui, plutôt passifs au début du jeu, vont s’avérer de plus en plus mobiles et sournois. Il ne sera pas rare de se faire avoir par un pas chassé rapide juste avant votre tir…
Si le concept reste axé sur l’action, Pragmata n’en néglige pas moins l’histoire et notamment celle qui lie Hugh et Diana. Déjà, ils parlent beaucoup pendant l’action (surtout cette pipelette de Diana!) mais c’es taussi pour nous guider (la VF est top). Mais aussi, les cinématiques apportent beaucoup à l’intrigue ainsi que notre QG dans lequel on pourra interagir davantage avec Diana en lui offrant des cadeaux ou en jouant avec elle…





Ah oui, au fait, l’histoire… Hugh a été séparé du reste de son équipe d’intervention sur la Lune après un séisme. Il va donc tenter de se sortir de ce mauvais pas avec l’aide de sa Pragmata, créée à partir de lunafibre, cette matière que les humains exploitent depuis un moment pour créer tout un tas de choses… mais je ne vous en dis pas plus.
Nous sommes donc sur la Lune, mais contrairement à notre réalité, elle est habitée depuis longtemps et on y trouve même une ville très ressemblante à New York… Les environnement sont plutôt chouettes et riches en détails. Les effets de lumière, les reflets la modélisation des personnages et des ennemis… tout est très chouette (testé sur PS5). On peut néanmoins sentir une certaines redondances dans les décors traversés.
De même, le gameplay tournera souvent autour d’un même aspect : pirater un accès pour avancer, donc trouver différents éléments pour y parvenir, tout en passant des zones protégés par des ennemis robotiques. Quoiqu’il en soit, le titre est suffisamment bien construit pour éviter une certaine linéarité.

Pour une quinzaine d’heures de jeu, Pragmata aurait pu aller plus loin dans le contenu. En tous cas, on en redemande tant la proposition est originale et bien menée. On trouve néanmoins quelques défis ou le déblocage d’un mode partie + et autres surprises en fin de jeu pour y retourner…
Porté par un duo aussi original qu’attachant, Pragmata est un jeu d’action novateur par son gameplay de shoot teinté de hacking. Ca fonctionne très bien et on se prend vite au jeu. L’intrigue est agréable à suivre avec plutôt bon rythme de l’action. Une belle surprise.