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ALAN WAKE – Test Xbox 360!!!

Posté dans Autres Le 17 mai 2010 par Anthony Cocain
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jaquette-alan-wake.jpgCela fait plusieurs années qu’Alan Wake fait parler de lui à traver des screenshots somptueux de paysages de couchés de soleil… (je vous en parlais déjà en 2006). Depuis tout ce temps, le studio Remedy n’a pas vraiment changé sa ligne de conduite et le jeu est bien ce qu’il était au départ, un « thriller psychologique » mettant en scène Alan Wake, un écrivain tourmenté à la recherche de sa femme dans la petite ville de Bright Falls… Pour rappel, le jeu est sorti vendredi dernier et est exclusif à la Xbox 360 (annulé sur PC… pour le moment…). Après vous avoir livré mes premières impressions, voici mon test complet!

On a toujours peur des jeux qui tardent à arriver. On se dit qu’ils courent après les nouvelles possibilités techniques sans finalement atteindre un niveau acceptable. Avec Alan Wake, il semble bien que ces 5 années de labeur ont servi à quelque-chose. En effet, Alan Wake, est, pour moi une sorte de Heavy Rain de la Xbox 360; pas au niveau du gameplay mais au niveau de l’ambiance et de la mise en scène. En effet, Alan Wake lorgne tout de même pas mal sur le survival horror mais reste un jeu d’aventure où il nous arrivera là aussi de faire le café ou de se promener dans sa maison (pas longtemps hein…). L’avantage de Alan Wake est qu’il ne laisse pas de repos. L’intrigue s’enchaîne avec rythme et variété si bien qu’on ne veut plus lâcher le pad.

Venons-en d’ailleurs plus précisément à l’intrigue. Alan Wake est donc un auteur de romans à succès qui souffre de dépression et d’angoisses… Avec sa femme Alice, il décide de prendre un peu de repos pour retrouver l’inspirtation sur les bords du lac de la petite ville forestière de Bright Falls. Mais très vite, Alice disparait dans d’étranges circonstances et Alan part de suite à sa recherche à travers les bois sombres de Bright Falls… L’aventure devient vite un mélange d’enquête, d’action, d’exploration…. sur fond de cauchemars, de rencontres avec les habitants du coin, de flashback… On vite réellement le trouble d’Alan Wake qui a, comme nous, du mal à discerner la réalité dans tout ce qui lui arrive…

Ponctuée de cinématiques excellentes, l’intrigue prend le temps de nous raconter l’histoire, découpée en plusieurs chapitres à la manière d’une bonne série TV. Le jeu nous offe donc des phases différentes. Même si on débute le jeu dans une phase d’action inquiétante qui est plutôt le prétexte d’un rapide tutorial, on arrive ensuite dans une phase de jour plus tranquille où on découvre Alice, les habitants de Bright Falls, un peu plus d’infos sur cette petite bourgade de bûcherons et de ce qui s’y passe…

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Mais lorsque les choses se gâtent, que Alan Wake se trouve dans les bois, torche à la main, une ombre noire guette, nous épie et nous provoque sans cesse. D’abord matérialisée par des bûcherons ou des habitants possédés comme des zombies, elle utilisera aussi l’environnement pour nous barrer le chemin : objets, véhicules, wagons (!), arbres, oiseaux… Seul remède contre elle : la lumière. Et tout le jeu tourne autour de cette obsession d’en trouver. D’abord grâce à une torche, il faudra ensuite continuellement trouver des lampadaire où s’abriter ou allumer des générateur pour activer des spots, etc… Il faudra également trouver des piles pour alimenter la lampe torche, etc… Mais cela ne suffit pas. Si la lumière suffit parfois à neutraliser l’ombre noire, lorsqu’elle incarne des êtres humains, il faudra alors finir le travail à l’arme à feu. On dispose alors d’un revolver ou d’un fusil pour se défendre mais là aussi, il faudra gérer les munitions et en ramasser quand c’est possible. L’aventure est donc  très orienté sur ce principe de fuite à travers les bois en parcourant des étendues obscures à la recherche de la lumière. C’est presqu’une obsession et c’est en tous cas une mise en scène bien pensée qui nous immerge pleinement dans l’aventure. De plus, les ennemis n’arrivent pas toujours du même endroit, pas toujours de la même manière. Certains vous contourneront par derrière, d’autres surgiront d’un buisson ou d’autres encore vous fonceront dessus… La musique et les focus caméra vous indiquent globalement s’il se passe quelque-chose d’inquiétant mais le système d’ombres et lumières est tellement bien géré et réaliste qu’on est souvent surpris par ce qui approche…

On pourrait craindre une redondance dans ce gameplay. Il est vrai qu’on a tendance à toujours évoluer de la même manière mais des choses renouvellent tout de même l’action. Déjà, parfois on pourra utiliser la lumière d’autres manières : avec des fusées éclairantes par exemple, plus puissantes, des grenades lumineuses qui éclatent au pied des ennemis ou encore des fumigènes qu’on pourra brandir un instant. Des systèmes différents en fonction du nombre d’ennemis et de la situation. Car il ne suffit pas de tirer dans le tas, d’une part parceque les munitions sont rares mais aussi parceque Alan est très vulnérable; deux ou trois coups le tueront… Dans certaines situations, il est alors préférable de prendre ses jambes à son cou jusqu’au prochain puit de lumière faisant office de checkpoint. Alan peut sprinter, mais il s’essouffle et ralenti souvent… aussi, derrière vous, les ennemis n’hésiteront pas à vous lancer des hâches dans le dos. Il faudra alors zigzaguer dans les bois…

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On constate alors une certaine linéarité dans les mouvements. En effet, on est souvent en fuite dans des chemins escarpés de montagne ou dans des sous-bois denses. Malgré tout, certains niveaux nous permettent de contourner des éléments (rochers, batiments, véhicules…) pour tromper l’ennemi.  Donc finalement, ce n’est pas si gênant. De plus, l’ennemi est partout, il arrivera dans votre dos en une fraction de seconde, donc du coup, si l’environnement n’est pas si ouvert, le danger vient de toutes parts quand même. Du bois aux sommets de montagnes on traversera des scieries, des maisons en ruines, des habitations désertes, des stations-services… On arpentera des ponts de bois suspendus, des montes-charges, des mini-funiculaires…. On pourra également, par moment, utiliser une voiture pour regagner, plus vite un endroit précis. Dans ce cas, les phares de la voitures feront évidemment office de défense contres le bûcherons qui nous barrent la route. Ces phases “motorisées” sont anecdotiques mais créent une sorte de pause dans certaines fuites à pied éprouvantes.

Graphiquement, il faut dire que les environnements sont sompteux et réalistes à souhait dans Alan Wake. On ne décèle pas les chemins disponibles. Tout est naturel, noyé dans la végétation, les rochers, les débris, etc… Il ne sera pas rare de se surprendre à scruter le paysage lors d’une fuite au bord du vide. On constate alors les excellents jeux de lumières, de brouillard… les changements climatiques, les phases jour/nuit et aussi les masses monuses imposantes autour de nous. Au loin, on distinguera parfois le but à atteindre comme une station-service à peine éclairée ou bien un poste d’observation surplombant la vallée. Du grand art.

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Tous ces effets visuels et la mise en scène globale subliment l’intrigue qui reste mystérieuse du début à la fin. En ramassant les pages de manuscrit sur notre chemin on en apprendra plus sur la psychologie du personnage et en lisant les infos disponibles dans certains endroits de la ville, on en saura plus sur son histoire et ses habitants. Certains habitants seront d’ailleurs plus importants que d’autres. On rencontrera des personnages inquiétants comme le docteur Hartman ou l’étrange serveuse du bar de la ville. On sera également accompagné parfois de notre agent littéraire, Barry. Dans une ambiance à la Stephen King, on se sent franchement dans la peau de Alan Wake en ne sachant plus vraiment qui croire et ce qu’est la réalite ou le cauchemar.

En ce qui concerne l’accessibilité du titre, sachez qu’il n’y a pas de mode facile mais qu’un mode normal et deux modes plus durs. J’ai personnellement, joué le mode normal sans difficulté. Je conseille donc aux habitués de survival de tenter d’emblée un mode au-dessus.

Avec une musique et une ambiance sonore dignes des meilleurs thrillers, une réalisation graphique sublimée par ses effets atmosphériques et de lumières et son scenario accrocheur et parfaitement mis en scène, Alan Wake a tout pour plaire. On excuse donc facilement une certaine linéarité et quelques textures plus faibles que d’autres ou bien encore des personnages un peu trop figés dans les cinématiques. On pardonne tout cela car artistiquement, Alan Wake méritait bien qu’on l’attende. Et moi qui ne suis pas fana des survival horror, j’ait été happé par ce jeu qui mêle habilement un côté aventure à tout cela. Les chapitres se renouvellent avec rythme et nous propose toujours quelque-chose de neuf. Une belle surprise qui mérite à lui seul l’achat d’une Xbox 360!

Posté le 17 mai 2010 | Laisser un commentaire

Ecrit par Anthony Cocain

Créateur du blog, webmaster, rédacteur, testeur... depuis 2006. Joueur depuis... les 80's... Je souhaite partager avec vous ma passion du jeu video à travers son histoire et son actualité avec tests, news, previews, reportages...

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