
Un jeu édité par Devolver attire toujours notre attention, surtout quand on aime les gros pixels puisque Dark Scrolls emprunte aux jeux 2D d’une autre époque et fait rapidement penser à un certain Ghosts’n Goblins, une belle référence…
On est donc bien dans un bon vieux scroller des familles, mais comme à l’époque, celui-ci avance automatiquement (à une vitesse assez réduite). Ainsi, on n’a d’autre choix que d’avancer et ne pas rester planté dans le décors. De toutes façons, le but est bien d’aller au bout du niveau tout en dézinguant ce qui passe. Des animaux et autres monstres en tous genres mais aussi des zombies qui sortent de terre…
On est dans du old-school jusqu’au cou avec différents biomes à parcourir et si on échoue on reprend du tout début. Oui, c’est comme ça! En notre temps ça rigolait pas avec des points de sauvegarde toutes les 2 minutes!
Dans une histoire convenue, on évolue end contrôlant différents personnages à la recherche de parchemins maudits. Petit plus agréable, on peut jouer à é en local pour plus de fun mais aussi plus de problèmes… En effet, les joueurs peuvent se gêner l’un l’autre et on pousse sans arrêt notre coéquipier dans les griffes de l’ennemi. Il faut composer avec cela… Donc, en solo, on maitrise bien mieux les débats.






Le mage, le voleur ou barbare, c’est au final 9 personnages très différents qu’on pourra incarner et qui possèdent chacun des capacités propres (lancer de couteaux, charge, bouclier, etc…). Et de nouvelles améliorations sont disponibles à l’achat dans les boutiques qu’on croisent sur notre chemin contre des pièces d’or glanées sur le parcours. Mais là aussi, c’est pas donné… et il faut faire des choix stratégiques comme aussi le fait de pouvoir payer un Gobelin pour utiliser un raccourci dans le niveau (mais ça coûte un bras). On préfère souvent améliorer nos capacités d’attaque. Aussi, dans les niveaux on trouve des canons qui nous font traverser une bonne partie du niveau. Peut-être que certains joueurs préfèreront ne pas l’utiliser pour remporter davantage de pièces dans le niveau tout en prenant évidemment plus de risques…
Petite subtilité, l’utilisation des étoiles avec une jauge qui se remplit et permet d’user de compétences spéciales. Là aussi il faut faire des choix puisqu’on peut choisir de pouvoir activer la compétence à plus ou moins d’étoiles obtenues. Un choix stratégique là encore.
Le choix du personnage sera crucial aussi d’autant plus qu’avec leurs différences il y a de quoi faire dans la manière d’appréhender les choses. Mais au final on se rend compte que certains sont bien plus efficaces que d’autres, plus anecdotiques. Par exemple, le chien, il est mignon hein, mais c’est tout…
A moins d’y joueur de nombreuses heures, Dark Scrolls est plutôt avares en explication et en évolution. Ainsi, on navigue souvent à l’aveugle, dans le flou des récompenses et des compétences. C’est parfois un peu brouillon à ce niveau là et on a du mal à savoir où on en est niveau progression.
Inégalité aussi au niveau des ennemis avec des créatures parfois inoffensives et évitables et parfois des bestioles bien plus vicieuses et redoutables. De même, les boss manquent cruellement d’inspiration et sont parfois bien trop faciles à lire.
Dark Scrolls respire les 8bits d’une NES de la grande époque avec un scroller roguelite teinté de shoot’m up qui part sur un bon sentiment mais s’enlise dans une aventure un peu brouillonne et mal équilibrée. C’est dommage mais disons que pour 9€ c’est un jeu à découvrir néanmoins, en solo idéalement, mais aussi à deux pour se marrer un peu…