12.12.2011
THE LAST OF US annonçé par Naugty Dog

Sony nous annonçait une exclusivité "surprise" pour PlayStation 3 au VGA et la rumeur a dit vrai : le fameux jeu est The Last of Us et le plus surprenant c'est qu'il est signé des studios Naughty Dog qui viennent de sortir Uncharted 3. C'est une bonne surprise car on peut s'attendre à un titre de grande qualité mais je suis un peu déçu par la thèmatique abordée : pour la enième fois, la fin du monde... les zombies... Mais avec Naughty Dog on peut s'attendre à un survival-horror renouvellé et surprenant. En tous cas, le teaser dévoilé samedi en dit long sur la profondeur du scenario et de la mise en scène.
On incarnera certainement Joël ou Ellie, dans une survie coopérative. Ces deux survivants évolueront dans une grande ville américaine peuplée désormais de zombies... Avec leur travail sur la saga Uncharted, Naugty Dog nous prépare certainement un jeu d'action avec une approche cinématographique prenante et un gameplay aux petits oignons. Personnellement je rêvais d'un Crash Bandicoot mais on ne se plaindra pas... surtout quand on verra les premières phases de gameplay de The Last of Us. Nous ne sommes certainement pas au bout de nos surprises...
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07.12.2011
RESIDENT EVIL : REVELATIONS sur 3DS

Après un Resident Evil : The Mercenaries un peu mitigé sorti il y a quelques mois sur Nintendo 3DS, la célèbre saga "survival horror" de Capcom reviendra le 27 janvier avec Resident Evil : Revelations. Le jeu sera d'ailleurs disponible en pack collector incluant l'accessoire (controversé...) Pad circulaire Pro. Cet accessoire sur lequel se fixe la 3DS permet de disposer d'un deuxième stick analogique, plus pratique pour ce genre de jeu.

Dans Resident Evil : Revelations lève nous sommes en 2005 entre les opus 4 et 5. On y retrouvera des connaissances comme Jill Valentine ou Chris Redfield mais aussi des nouveaux comme Clive R. O'Brian ou l'agent Raymond Vester... Jill Valentineva devoir retrouver Chris Redfield qui, d’après ses dernières données GPS, se trouve à bord d’un bateau de croisière abandonné. Le danger rôde aux quatre coins du navire et les espaces exigus du paquebot regorgent d’ennemis. Pire encore : le T-Abyss, un virus dévastateur, gagne du terrain ! Bah oui... vous ne pensiez pas que cet opus serait une partie de plaisir quand même?
Contrairement au concept peu ouvert de The Mercenaries, ce Revelations sur 3DS proposera une jouabilité plus proche des opus de consoles de salon avec un mode campagne laissant la part belle à l'exploration. On se retrouvera davantage dans un climat d'oppression, de suspens, de survie... à la recherche de précieuses munitions...
Retour aux sources de l'horreur donc sur Nintendo 3DS le 27 janvier prochain...
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17.09.2011
SHADOWS OF THE DAMNED - Test PS3

Sorti il y a quelques semaines, Shadows of the Damned nous emmène dans un monde obscure et cauchemardesque pour un jeu d’action trash et prenant... Pas forcément ma tasse de thé mais il y a de bonnes choses à retenir.
On est très vite dans le vif du sujet avec une introduction jouable qui fait aussi office de tutorial. On incarne donc Garcia Hotspur, un chasseur de démon dont la femme Paula a été enlevée par Fleming, le gros méchant de l’histoire et chef des Démons... Comme dans un Dante’s Inferno on part donc aux enfers pour délivrer sa belle... On se retrouve donc vite livré à nous-même dans l’obscurité des enfers représentés par une sorte de village abandonné et glauque. Mais on est pas tout à fait seul puisque Johnson, une sorte de crâne vivant (ou plutôt mort-vivant) nous épaule pour nous guider dans ce monde lugubre. Il est également très utile puisqu’il se transformera plus d’une fois en arme pour compléter notre arsenal...

Et l’arsenal est primordial ici puisqu’on est plus dans un jeu de shoot/action qu’un survival horror finalement, il faut souvent plutôt en découdre que fuire. Du coup, même si le titre n’a rien de très poétique ou fleur bleue, il ne mise pas sur la frayeur ou les effets de surprises. On est plus dans une ambiance gore, glauque voir même risible par moment avec un second degré franchement prononcé qui fait tout le décalage du titre. Garcia dispose de quelques armes plutôt classiques mais efficaces : fusil à pompe, mitraillette, matraque... mais aussi d’un e arme de lumière qui étourdi les ennemis un peu comme la lampe torche d’Alan Wake... D’ailleurs, là aussi on doit jouer avec l’obscurité. Celle-ci est dangereuse, c’est là qu’évoluent les démons et c’est là aussi que vous vous affaiblissez. Il faut donc chercher la lumière et ici elle est matérialisée par une tête de mouton... en tirant dessus avec le tir de lumière vous “sécurisez” les environ.
La progression du jeu est donc axé sur la traversée des ténèbres dans un univers finalement assez cloisonné. On shoot les vagues d’ennemis, on cherche la lumière et parfois on part à la chasse d’objets nécessaires à l’ouverture de la partie suivante. Quelques “mini-jeux” dans le jeu varient un peu la chose mais ils sont eux-aussi assez “barrés”... La rencontre de quelques boss cassent également un rythme un peu gnan-gnan au final. Shadows of the Damned finalement compense son gameplay un peu “limité” par une mise en scène originale et immersive. Les cinématiques sont nombreuses et garnissent comme il faut l’histoire dans son ensemble. Il faut aimer le style... ça en fera sans doute fuir certains mais ça en séduira d’autres.
Techniquement, le jeu cache ses limites dans des effets visuels flous ou sombres mais globalement l’ambiance grisatre avec touches de couleurs n’est pas désagréable à regarder. Les personnages ont un design bien pensé et la globalité du titre reste une oeuvre unique.
Shadows of the Damned renouvelle un peu le panel videoludique avec un survival-horror original qui n’en est pas vraiment un mais il ne révolutionne rien. Avis aux amateurs du genre...
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22.08.2011
AMY - Premier Trailer (Gamescom)
Amy, le nouveau jeu de Paul Cuisset (Flashback) s'est dévoilé un peu plus à l'occasion de la Gamescom qui vient de se terminer à Cologne (Allemagne). Réalisé par Lexis Numérique (un studio français), ce jeu d'aventure/survival horror sera dispo sur le PSN, le Xbox Live et Steam (PC) cet automne à un tarif attractif pour une aventure complète. Comme je vous le disais dernièrement, j'ai pu y jouer lors de la Gamescom et même s'il manquait encore de finition le jeu propose une ambiance prenante et un concept original. Voici un tout nouveau trailer pour vous donner un aperçu...
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22.06.2011
AMY - Carnet de Paul Cuisset...

Grand nom de l'industrie videoludique française, Paul Cuisset (Flashback, Moto Racer...) nous en dit plus sur son prochain jeu Amy (Lexis Numérique) avec une video axée sur la réalisation graphique des personnages et des environnements. Pour rappel, Amy sera un survival-horror dans lequel une mère tente de protéger sa petite fille dans un environnement hostile... Il sera disponible cet automne sur le Playstation Network et le Xbox Live. Pour obtenir toutes les dernières news en direct du studio, visitez notre page Facebook officielle.
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03.05.2011
SHADOWS OF THE DAMNED - Journal des développeurs...
EA présente une vidéo de 4 minutes sous-titrée français de Shadows of The Damned. C'est une sorte de journal des développeurs assez amusant de Grasshopper Manufacture en compagnie de Suda51 et Shinji Mikami... On y voit surtout de nombreuses phases de gameplay qui donne un aperçu de ce sombre jeu entre Resident Evil et Alan Wake... miam...
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06.04.2011
RESIDENT EVIL - 15 ans...
Afin de célébrer le 15ème anniversaire de Resident Evil, Capcom propose un nouveau trailer, sous-titré en français, qui offre un aperçu de l'avenir, du passé et du présent de la franchise : on y trouver notamment un premier aperçu des versions re-masterisés de Resident Evil 4 et Resident Evil Code: Veronica X, ainsi que quelques images supplémentaires de Resident Evil: The 3D mercenaires et Resident Evil: Revelations qui sortiront sur Nintendo 3DS (et que j'avais testé au Carrousel il y a quelques semaines...). Pour couronner le tout, on y trouve également quelques minutes en avant-première, de la dernière grosse annonce : Resident Evil: Operation Raccoon City.
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17.03.2011
DEAD SPACE 2 - Test PS3

Je ne suis pas grand amateur de survival horror et le premier Dead Space ne m’avait pas vraiment emballé malgré ses qualités certaines. Sorti en début d’année, Dead Space 2 m’a réconcilié avec le genre car la série s’oriente vers une aventure plus consistante, plus ouverte, plus variée... peut-être moins survival aussi... mais toujours terrifiante. Après, chacun y trouvera son compte.
On retrouve donc le fameux Isaac Clarke semble à Ishimura, une station de la Méduse, en orbite autour de Saturne. Rescapé miraculeux ce héros maudit est toujours possédé par des visions de sa femme disparue. Mais surtout, il va encore devoir affronter les Nécromorphes qui contamine la station... Avec le peu d’humains qu’il reste, il va tenter, une nouvelle fois, de contrer ce mal abominable... Même si le développeur Visceral Games a accentué l’action sur le rapport humain et certaines rencontres dans le jeu, on en reste pas moins très esseulé et livré à soi-même dans le jeu et c’est d’ailleurs bien cela le principe et le but recherché. Encore une fois, vous allez avoir peur du noir...



Dead Space 2 propose tout d’abord un environnement un peu plus ouvert et surtout plus varié que le premier opus. Mais, rassurez-vous (ou pas), vous vous retrouverez souvent dans des couloirs étroits, des endroits sombres et clos... Mais pour respirer un peu (ou pas!), on pourra traverser certains endroits plus vastes, voir par les vitres le magnifique “paysage” spatial étoilée et quelques rayons d’un soleil lointain... woa c’est bo... Du coup, le jeu passe de certaines phases d’exploration à des phases d’actions soudaines. Le rythme est haletant, bien vu, oscillant entre angoisse, sursauts, calme et fuite... Le début du jeu sera une sorte de lente fuite en camisole (si si...) en évitant les Nécromorphes... ensuite, on aura vite accès à notre célèbre “armure” et l’armement qui va bien pour faire quelques shoots... plus tard on fera de l’apesanteur à grande vitesse à travers les wagons d’un train en shootant tout ce qui bouge... Sachez même qu’une sortie dans l’espace est prévue! L’action est mise en scène à la perfection dans Dead Space 2 et on a pas le temps de s’ennuyer croyez-moi. Niveau arsenal, en plus de l’inévitable Cutter Plasma, on aura rapidement accès à des armes différentes comme le Lance-javelot, le Fusil chercheur ou le Détonateur. Comme dans Star Wars on pourra faire léviter objets et ennemis pour gagner du temps. On pourra aussi faire exploser des bonbonnes à distance, bien utile contre les monstres plus coriaces... Niveau bestiaire d’ailleurs on aura de la variété encore avec des monstres plus ou moins rapides, plus ou moins costauds et certaines espèces évoluant en hordes comme par exemple des “Baby” Nécromorphes pour le moins collants et terrifiants...
Dans Dead Space 2, les munitions sont loin d’être infinies. Pour survivre, il faut donc récupére des points de force pour agrémenter son équipement, acheter des munitions, faire évoluer son armure, etc.. Mais les points de mise à niveau ne se trouvent pas à chaque coin de couloir, ça serait trop fastoche... En parlant de facilité, sachez que même en mode normal, Dead Space 2 en propose peu et reste un bon challenge videoludique. Il existe pourtant plusieurs modes plus difficiles réservés aux hardcore gamers. Il leur faudra beaucoup de réflexes et de sang froid pour s’en sortir à ce niveau là... Moi, le mode normal me suffit bien!
En plus d’une aventure assez longue avec une variété dans les actions et une réalisation exemplaire, Dead Space 2 propose un mode multijoueurs en ligne sur quelques maps. On y incarne soit un ingénieur (en groupe), soit un Nécromorphes! En incarnant un ingénieur on aura quelques défis à réussir (détruire tel chose, récupérer tel truc) tandis qu’en incarnant un Nécromorphes il faudra juste exterminer tout humain qui traine dans la map... gnark gnark (un plaisir de jouer les Vomisseur non?). Certainement voué à être amélioré à coups de DLC payants, le multi de Dead Space 2 n’est pas mauvais avec un concept idéal. Reste à la garnir un peu...
Si certains puristes du survival horror verront en Dead Space 2 un manque d’angoisse pour un trop plein d’aventure, tous les autres seront forcément comblé par cet opus orchestré de manière magistrale. A condition d’aimer le genre bien sur, le jeu offre de nombreuses variétés de gameplay dans des environnements plus changeant, un bestiaire évolué et qui se renouvelle tout cela avec une réalisation graphique top niveau. Sur le fond comme sur la forme Dead Space 2 confirme l’ascension d’une série qui n’a pas finie de nous faire sursauter...
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24.01.2011
SILENT HILL DOWNPOUR annonçé!!!

KONAMI lève le voile sur Silent Hill 8 qui sera finalement intitulé Silent Hill Downpour avec des premières images et un aperçu de cette nouvelle plongée dans la ville terrifiante, mise en musique par le compositeur de Dexter…
Silent Hill: Downpour marque le retour de la série sur PlayStation 3 et Xbox 360 avec un scénario totalement original qui suivra Murphy Pendleton, un forçat échoué dans le monde maléfique et brumeux de Silent Hill. Au début du jeu, Pendleton se retrouve seul et perdu dans les bois environnants la ville légendaire, après l'accident de son bus carcéral... Ce qui lui arrivera ensuite dépendra du joueur car Silent Hill: Downpour offrira un nouvel environnement plus étendu mais rendant tout aussi claustrophobe… on ne s'y sentira jamais tout à fait seul.



En plus de quelques images, KONAMI diffuse un échantillon de 90 secondes de la musique du jeu pour aiguiser l'appétit. Il s'agit d'un extrait de la bande son glaçante créée par Daniel Licht, le compositeur déjà connu pour son travail sur la série à succès Dexter :

Silent Hill: Downpour sortira sur PlayStation 3 et Xbox 360 à l’automne 2011.
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17.05.2010
ALAN WAKE - Test Xbox 360!!!

Cela fait plusieurs années qu’Alan Wake fait parler de lui à traver des screenshots somptueux de paysages de couchés de soleil... (je vous en parlais déjà en 2006). Depuis tout ce temps, le studio Remedy n’a pas vraiment changé sa ligne de conduite et le jeu est bien ce qu’il était au départ, un "thriller psychologique" mettant en scène Alan Wake, un écrivain tourmenté à la recherche de sa femme dans la petite ville de Bright Falls... Pour rappel, le jeu est sorti vendredi dernier et est exclusif à la Xbox 360 (annulé sur PC... pour le moment...). Après vous avoir livré mes premières impressions, voici mon test complet!
On a toujours peur des jeux qui tardent à arriver. On se dit qu’ils courent après les nouvelles possibilités techniques sans finalement atteindre un niveau acceptable. Avec Alan Wake, il semble bien que ces 5 années de labeur ont servi à quelque-chose. En effet, Alan Wake, est, pour moi une sorte de Heavy Rain de la Xbox 360; pas au niveau du gameplay mais au niveau de l’ambiance et de la mise en scène. En effet, Alan Wake lorgne tout de même pas mal sur le survival horror mais reste un jeu d’aventure où il nous arrivera là aussi de faire le café ou de se promener dans sa maison (pas longtemps hein...). L’avantage de Alan Wake est qu’il ne laisse pas de repos. L’intrigue s’enchaîne avec rythme et variété si bien qu’on ne veut plus lâcher le pad.
Venons-en d’ailleurs plus précisément à l’intrigue. Alan Wake est donc un auteur de romans à succès qui souffre de dépression et d’angoisses... Avec sa femme Alice, il décide de prendre un peu de repos pour retrouver l’inspirtation sur les bords du lac de la petite ville forestière de Bright Falls. Mais très vite, Alice disparait dans d’étranges circonstances et Alan part de suite à sa recherche à travers les bois sombres de Bright Falls... L’aventure devient vite un mélange d’enquête, d’action, d’exploration.... sur fond de cauchemars, de rencontres avec les habitants du coin, de flashback... On vite réellement le trouble d’Alan Wake qui a, comme nous, du mal à discerner la réalité dans tout ce qui lui arrive...
Ponctuée de cinématiques excellentes, l’intrigue prend le temps de nous raconter l’histoire, découpée en plusieurs chapitres à la manière d’une bonne série TV. Le jeu nous offe donc des phases différentes. Même si on débute le jeu dans une phase d’action inquiétante qui est plutôt le prétexte d’un rapide tutorial, on arrive ensuite dans une phase de jour plus tranquille où on découvre Alice, les habitants de Bright Falls, un peu plus d’infos sur cette petite bourgade de bûcherons et de ce qui s’y passe...

Mais lorsque les choses se gâtent, que Alan Wake se trouve dans les bois, torche à la main, une ombre noire guette, nous épie et nous provoque sans cesse. D’abord matérialisée par des bûcherons ou des habitants possédés comme des zombies, elle utilisera aussi l’environnement pour nous barrer le chemin : objets, véhicules, wagons (!), arbres, oiseaux... Seul remède contre elle : la lumière. Et tout le jeu tourne autour de cette obsession d’en trouver. D’abord grâce à une torche, il faudra ensuite continuellement trouver des lampadaire où s’abriter ou allumer des générateur pour activer des spots, etc... Il faudra également trouver des piles pour alimenter la lampe torche, etc... Mais cela ne suffit pas. Si la lumière suffit parfois à neutraliser l’ombre noire, lorsqu’elle incarne des êtres humains, il faudra alors finir le travail à l’arme à feu. On dispose alors d’un revolver ou d’un fusil pour se défendre mais là aussi, il faudra gérer les munitions et en ramasser quand c’est possible. L’aventure est donc très orienté sur ce principe de fuite à travers les bois en parcourant des étendues obscures à la recherche de la lumière. C’est presqu’une obsession et c’est en tous cas une mise en scène bien pensée qui nous immerge pleinement dans l’aventure. De plus, les ennemis n’arrivent pas toujours du même endroit, pas toujours de la même manière. Certains vous contourneront par derrière, d’autres surgiront d’un buisson ou d’autres encore vous fonceront dessus... La musique et les focus caméra vous indiquent globalement s’il se passe quelque-chose d’inquiétant mais le système d’ombres et lumières est tellement bien géré et réaliste qu’on est souvent surpris par ce qui approche...
On pourrait craindre une redondance dans ce gameplay. Il est vrai qu’on a tendance à toujours évoluer de la même manière mais des choses renouvellent tout de même l’action. Déjà, parfois on pourra utiliser la lumière d’autres manières : avec des fusées éclairantes par exemple, plus puissantes, des grenades lumineuses qui éclatent au pied des ennemis ou encore des fumigènes qu’on pourra brandir un instant. Des systèmes différents en fonction du nombre d’ennemis et de la situation. Car il ne suffit pas de tirer dans le tas, d’une part parceque les munitions sont rares mais aussi parceque Alan est très vulnérable; deux ou trois coups le tueront... Dans certaines situations, il est alors préférable de prendre ses jambes à son cou jusqu’au prochain puit de lumière faisant office de checkpoint. Alan peut sprinter, mais il s’essouffle et ralenti souvent... aussi, derrière vous, les ennemis n’hésiteront pas à vous lancer des hâches dans le dos. Il faudra alors zigzaguer dans les bois...



On constate alors une certaine linéarité dans les mouvements. En effet, on est souvent en fuite dans des chemins escarpés de montagne ou dans des sous-bois denses. Malgré tout, certains niveaux nous permettent de contourner des éléments (rochers, batiments, véhicules...) pour tromper l’ennemi. Donc finalement, ce n’est pas si gênant. De plus, l’ennemi est partout, il arrivera dans votre dos en une fraction de seconde, donc du coup, si l’environnement n’est pas si ouvert, le danger vient de toutes parts quand même. Du bois aux sommets de montagnes on traversera des scieries, des maisons en ruines, des habitations désertes, des stations-services... On arpentera des ponts de bois suspendus, des montes-charges, des mini-funiculaires.... On pourra également, par moment, utiliser une voiture pour regagner, plus vite un endroit précis. Dans ce cas, les phares de la voitures feront évidemment office de défense contres le bûcherons qui nous barrent la route. Ces phases “motorisées” sont anecdotiques mais créent une sorte de pause dans certaines fuites à pied éprouvantes.
Graphiquement, il faut dire que les environnements sont sompteux et réalistes à souhait dans Alan Wake. On ne décèle pas les chemins disponibles. Tout est naturel, noyé dans la végétation, les rochers, les débris, etc... Il ne sera pas rare de se surprendre à scruter le paysage lors d’une fuite au bord du vide. On constate alors les excellents jeux de lumières, de brouillard... les changements climatiques, les phases jour/nuit et aussi les masses monuses imposantes autour de nous. Au loin, on distinguera parfois le but à atteindre comme une station-service à peine éclairée ou bien un poste d’observation surplombant la vallée. Du grand art.




Tous ces effets visuels et la mise en scène globale subliment l’intrigue qui reste mystérieuse du début à la fin. En ramassant les pages de manuscrit sur notre chemin on en apprendra plus sur la psychologie du personnage et en lisant les infos disponibles dans certains endroits de la ville, on en saura plus sur son histoire et ses habitants. Certains habitants seront d’ailleurs plus importants que d’autres. On rencontrera des personnages inquiétants comme le docteur Hartman ou l’étrange serveuse du bar de la ville. On sera également accompagné parfois de notre agent littéraire, Barry. Dans une ambiance à la Stephen King, on se sent franchement dans la peau de Alan Wake en ne sachant plus vraiment qui croire et ce qu’est la réalite ou le cauchemar.
En ce qui concerne l’accessibilité du titre, sachez qu’il n’y a pas de mode facile mais qu’un mode normal et deux modes plus durs. J’ai personnellement, joué le mode normal sans difficulté. Je conseille donc aux habitués de survival de tenter d’emblée un mode au-dessus.
Avec une musique et une ambiance sonore dignes des meilleurs thrillers, une réalisation graphique sublimée par ses effets atmosphériques et de lumières et son scenario accrocheur et parfaitement mis en scène, Alan Wake a tout pour plaire. On excuse donc facilement une certaine linéarité et quelques textures plus faibles que d’autres ou bien encore des personnages un peu trop figés dans les cinématiques. On pardonne tout cela car artistiquement, Alan Wake méritait bien qu’on l’attende. Et moi qui ne suis pas fana des survival horror, j’ait été happé par ce jeu qui mêle habilement un côté aventure à tout cela. Les chapitres se renouvellent avec rythme et nous propose toujours quelque-chose de neuf. Une belle surprise qui mérite à lui seul l’achat d’une Xbox 360!
09:38 Publié dans Test | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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