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Le phénomène DEATH STRANDING

Posté dans Livres - PS4 - PS4 PRO Le 13 février 2020 par Anthony Cocain

C’était l’un des jeux les plus attendus en 2019, Death Stranding, le nouveau jeu vidéo de Hideo Kojima (Metal Gear Solid) exclusif à la PS4 a malgré tout soufflé le chaud et le froid chez les joueurs et la presse. Quoiqu’il en soit, on ne peut qu’admettre qu’on tient ici un jeu vidéo atypique, résolument tourné vers l’avenir, avec de sérieux atouts, qu’on adhère ou pas au concept…

Le jeu a su attirer notre attention pendant des mois à coups de teasings et notamment avec un casting alléchant. En effet, le personnage principale est « incarné » par l’acteur Norman Reedus (The Walking Dead) et on trouve à ses côtés d’autres stars du cinéma comme Léa Seydoux ou Mads Mikkelsen.

Il est difficile d’expliquer ce qu’est Death Stranding… quel genre de jeu nous est-il proposé? Disons qu’on évolue dans un open world très vaste, sauvage, et plutôt désert, dans un univers futuriste. On y incarne un livreur de marchandises qui doit arpenter une Terre différente de ce qu’on connait… après une mystérieuse explosion, l’humanité est en péril, des pluies diluviennes  sont nocives pour l’homme et on peut croiser d’étranges entités maléfiques… De profonds messages résident dans cette approche scénaristique avec bien sûr des questions sur l’environnement et la place de l’homme sur Terre…

Nous sommes donc Sam Porter Bridges (Norman Reedus), un homme armé pour affronter ces hostilités. On lui demande donc tout un tas de livraisons et quêtes à effectuer sur des contrées plutôt étendues. Mais surtout, on a la lourde charge de transporter en permanence un mystérieux bébé dans une couveuse high tech… Il s’agira de prendre soin de lui, de le calmer quand il pleure, etc… une approche aussi étonnante que géniale comme sait l’amener Kojima.

Le jeu prend du temps à se lancer et autant vous dire que la durée de vie du jeu est énorme… Personnellement, j’ai eu du mal à accrocher mais ceux qui adhèreront complètement au concept en auront pour leur argent. Death Stranding a l’intelligence de laisser une grande liberté au joueur avec une progression lente mais consistante. On apprend à découvrir les environs, le principe du jeu et notamment le contrôle de notre personnage qui varie en fonction des charges qu’il va porter. Ainsi, l’équilibre a une grande importance dans le jeu et souvent on aura des rochers à escalader, on fera des descentes en rappel et on pourra fabriquer des échelles ou des ponts pour atteindre certaines zones…

Comme le personnage, on est donc très seul dans le jeu et on aura l’occasion, lors des phases de repos, de bien s’occuper de son personnage : prendre une douche, faire ses besoins (si si) et gérer son équipement, etc.. Mais ce sentiment de solitude (qui n’engage certes pas à s’attacher au jeu quand on aime l’action…) évolue au fil de l’aventure et on aura aussi notre dose d’action avec des combats, de l’infiltration, etc.. Les rencontres sont fréquentes que ce soit avec ces fameuses étranges formes noirâtres ou bien les Mules, anciens livreurs devenus fous…

Le côté novateur de Death Stranding vient par son aspect communautaire. Jouable online, le jeu permet donc de laisser des messages aux autres joueurs pour par exemple les avertir d’un danger à tel ou tel endroit. Mieux, on pourra laisser à disposition des fabrications (échelles, ponts, etc…) pour leur faciliter la tâche. A l’inverse, on pourra bénéficier aussi de structures déjà réalisées par un autre joueur. Finalement, on n’est pas si seul!

Notez que les joueurs solitaires qui ne veulent l’aide de personne pourront très bien désactiver cet aspect online.

Vous me direz que livrer des marchandises c’est ce qu’on fait dans la plupart des missions secondaires de la plupart des jeux video open world. Certes, mais ici c’est le cœur du jeu et son approche est tout autre. Le principe est plus profond, il est évolutif et se voit changer en fonction des missions (rapidité, difficulté, environnement, moyens de locomotion…). Et tout cela est évidemment ancré dans une intrigue riche elle aussi et pleine de surprises…

Vous l’aurez compris, Death Stranding est un jeu « à part » qu’il faudra appréhender avec patience et intérêt. Y jouer occasionnellement est quasi-impossible. Il faut s’investir et passer plusieurs d’affilée dessus pour avancer et profiter pleinement de l’expérience. C’est pour cette raison que ce chef d’œuvre vidéoludique ne plaira pas à tout le monde. On salue en tous cas ce gameplay original (système d’équilibre du personnage notamment), cette réalisation de haut vol, cet aspect technologique basé sur le craft et la conception, ce partage communautaire et bien sûr cette ambiance si particulière (la musique est dingue!).

Death Stranding c’est de l’art vidéoludique et on peut d’ailleurs en découvrir l’envers du décors via le magnifique art book édité par Bragelonne. Dans ce beau livre illustré de 256 pages, on trouve des centaines de dessins conceptuels qui ont mené à la création des personnages, des équipements, des lieux et des créatures uniques qui font toute la richesse du jeu. On découvre également les premiers concepts artistiques abandonnés et les nombreuses peintures signées par l’artiste Yoji Shinkawa.

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Ecrit par Anthony Cocain

Créateur du blog, webmaster, rédacteur, testeur... depuis 2006. Joueur depuis... les 80's... Je souhaite partager avec vous ma passion du jeu video à travers son histoire et son actualité avec tests, news, previews, reportages...

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