
Disponible en accès anticipé depuis fin août, 1666 Amsterdam est un jeu d’aventureuses créé par Patrice Désilets, anciens développeur pour la saga Assassin’s Creed qui a donc créé son propre studio, Panache Digital Games il y a maintenant plus de 10 ans. On leur doit notamment le très intéressant Ancestors…
Dans 1666 Amsterdam nous sommes donc, sans surprise, au XVIIe siècle (mais pas que…) à l’époque de la chasse aux sorcières dans une version remaniée de la ville d’Amsterdam. D’emblée on se retrouve dans cette ambiance tendue et on comprend donc qu’on va incarner, justement, une sorcière. Rouge. Non ce n’est pas Wanda Maximoff… Elle s’appelle Noa et, accompagnée de son chat, elle va tenter de comprendre les phénomènes étranges qui l’entourent en partant à la recherche d’êtres malfaisants qui se mêle aux citoyens…
Mais finalement, après quelques minutes de jeu, on se retrouve à contrôler Clio, dans le présent. Elle aussi cherche à élucider un mystère autour de la disparition de son père… Son père, qu’on va contrôler à son tour en 1999 lorsqu’il était jeune professeur d’université… Je préfère vous laisser un peu de surprise pour ce qui concerne l’histoire mais sachez qu’on va aussi contrôler ce fameux chat qui accompagne Noa au XVIIe siècle…






Entre action, exploration, résolution d’énigmes et discussions, 1666 Amsterdam est effectivement bien inspiré de ce qu’on peut voir dans un Assassin’s Creed. Déjà par son approche historique mais aussi par son monde assez ouvert dans une ville très peuplée et vivante. Peu dirigiste, le jeu nous immerge dans cette découverte avec un certain plaisir.
Bien sûr la magie prend une bonne place dans le jeu et Noa peut l’utiliser pour localiser des choses, activer des éléments du décors. Tout cela nous sert donc à fouiller, débusquer et accumuler les indices.
La narration est importante elle aussi et entre les cinématiques et les phases de dialogues, le jeu prend le temps de s’installer et de nous expliquer les choses. Même s’il y a un peu d’action au début du jeu, certains joueurs pourraient trouver l’approche un peu ennuyante. Quoiqu’il en soit, je vous conseille de rester pour la suite…
Car oui, il y a de l’action à de nombreux moments, et notamment quand on affronte les méchants Originals qui se dévoilent à nous. Ainsi Noa utilise ses pouvoirs pour se battre. Armée d’un bâton, elle multiplie surtout les sorts pour différentes approches. Mais globalement, pour le moment, les combats restent assez basiques et souvent brouillon. La faute à la caméra ou à l’IA des ennemis. Espérons que des ajustements seront faits pour la version finale.







Le contrôle du chat de Noa nous permet d’atteindre des coins plus restreint ou de contourner des gardes par exemple. On a déjà vu ce genre de mécaniques et ça fonctionne plutôt bien dans ce cas avec une approche plutôt utile à notre progression. A quatre ou deux pattes, on explore donc une ville d’Amsterdam qui fourmille de détails et on apprécie aussi le fait d’y évoluer à différentes époques de différentes manières. Avec Clio, dans le présent on est davantage dans l’aventure et l’exploration avec la recherche d’indices. Ce qui est très sympa aussi.
Techniquement, le jeu est plutôt séduisant et même s’il faudra une bonne configuration pour le faire tourner au mieux, on apprécie les effets de lumières, les ambiances colorés selon les époques avec notamment la dominante rouge de l’époque de Noa. La modélisation des personnages n’est pas au top mais les environnements sont très agréables à l’oeil et les animations tournent plutôt bien.
Mention spéciale à la musique qui accompagne joliment les différentes époques. L’autrice-compositrice-interprète Jorane a participé à tout cela…
Même si l’aspect combat laisse à désirer pour le moment, 1666 Amsterdam offre un joli mix de gameplay dans un univers original entre histoire et sorcellerie. Exploration, enquête, combats… le jeu est une aventure qui mérite le détours et son approche sur trois époques est toujours un plus qui garanti un rythme agréable sur le long terme, sans trop de redondance. On aurait souhaité davantage de liberté mais en l’état cela reste une assez bonne surprise.