
Les joueurs n’aiment pas quand un jeu est redondant, pour c’est la marque de fabrique du studio HouseMarque qui, avec Returnal en 2021, proposait déjà un jeu dans lequel on recommence tout quand on meurt (en gros…). Saros utilise la même recette. Mais attention, ici on ne parle pas de redondance mais de renouvellement… Le concept de Saros ou Returnal est savamment orchestré pour que, justement, le joueur ne s’ennuie pas, mais plutôt évolue et découvre à chaque mort de nouveaux éléments…
Il faut l’avouer, Returnal soufflait le chaud et le froid chez les gamers entre ceux qui aiment le challenge et ceux qui peuvent vite être décourager. Il y avait, en plus de ce concept de recommencement, une certaine difficulté. Saros part donc sur ce principe mais, on le remarque d’entrée, est un peu moins punitif et beaucoup plus généreux…

On incarne cette fois Arjun Devrag, toujours dans un univers de science-fiction. On est un agent de l’expédition Soltari sur la planète Carcosa et, en compagnie de chercheurs, on enquête finalement sur les événements qui sont aussi flous pour le personnage que pour nous… Tout se déroule donc progressivement… Comme dans Returnal, l’histoire est bien amenée avec des personnages bien écrits, une bonne mise en scène et une intrigue qui se dévoile petit à petit avec son lot de rebondissements. Tout cela dans une ambiance très particulière aussi bien visuellement qu’au niveau sonore.
Au-delà de ce fameux concept qui implique qu’on meurt pour faire évoluer l’action (via notamment un QG dans lequel on réapparait à chaque fois), Saros est aussi et surtout un shoot them up grandeur nature avec des ennemis, souvent volants, qui vous envoie tout un tas de projectiles colorés…
A chaque étape on va donc un peu plus loin dans Carcosa et on découvre des traces, des indices sur ce qui se passe ici et aussi de nouveaux ennemis, de nouveaux endroits. Tout est pareil mais tout à changé…




Biologiques ou mécaniques, les ennemis sont vite nombreux, redoutables et chacun dotés de capacités diverse. Tantôt rapide, tantôt lent ou bien envoyant des projectiles guidés ou explosifs, avec bouclier ou non, chaque ennemi est à bien mesurer avant de l’affronter. Il y a différentes manières d’opérer et les codes couleurs du jeu nous aident en ce sens à savoir à qui et quoi on a à faire…
Mais nous aussi on est vicieux et surtout on évolue, donc notre personnage dispose d’un arsenal qui va évoluer avec des armes plus ou moins dévastatrices ainsi qu’un bouclier qu’on peut utiliser dès le début et qui est bien utile ma foi. Et du coup, on va transformer les projectiles ennemis en énergie et ça c’est plutôt bien pour la planète…
Le côté aléatoire et changeant du renouvellement des lieux permet au joueur de ne pas se lasser et de rester sur ses gardes en permanence. Les ennemis peuvent venir de partout avec des mouvements différentes, parfois même des feintes (les filous) et les projectiles pleuvent pour, souvent, des écrans remplis de petites boules colorées. C’est beau mais ça devient vite un enfer dans le feu de l’action et il faut, en plus de ne pas oublier de tirer dans le tas, bien penser à user du bouclier et des esquives, tout en utilisant le décors pour se protéger.




Pour aller plus loin, un arbre de compétences permet d’être plus fort et mieux préparer. C’est ainsi que le jeu semble plus accessible qu’un Returnal, avec finalement, une approche plus personnalisée de la difficulté du jeu. C’est donc beaucoup moins frustrant.
Taillé pour la PS5, Saros est sublime graphiquement avec des effets de lumières incroyables, c’est d’ailleurs l’ambiance du jeu, avec un univers axé sur le soleil et l’éclipse. Tout est beau et même la bande sonore est incroyable. Aussi, le jeu utilise à merveille la manette DualSense avec ses gâchettes adaptatives et l’utilisation des deux crans. C’est ainsi qu’on utilisera son arme secondaire ou son arme énergétique par exemple. Belle idée.
Dans la directe lignée de Returnal par son gameplay et son ambiance, Saros va un peu plus loin avec ce principe d’énergie utilisée par les tirs ennemis mais aussi par son accessibilité bienvenue qui ravira un plus grand nombre de joueurs. Tout en restant exigeant, Saros est un chef d’œuvre qui peut être aussi découvert par les casual gamers; ils pourront y trouver leur compte. Certainement un bon moyen d’ailleurs de se rabibocher avec un genre de jeux parfois trop retors et punitif. Une belle surprise en tout cas pour le coup.