
C’est aujourd’hui que sort enfin Aphelion, un jeu dans lequel vous incarnerez Thomas Pesquet… enfin presque… des collègues de la ESA en tous cas. En effet, dans ce nouveau titre signé Don’t Nod (Lost Records, Jusant, Banishers…) on vit une aventure narrative, un jeu « catastrophe » dans l’espace avec deux personnages attachant : Ariane Montclair et Thomas (tiens donc…) Cross…
Nous sommes en 2060 (donc non Thomas Pesquet est plus dispo…) et pour fuir une Terre en déclin, l’agence spatiale européenne (ESA) cherche à coloniser la planète Perséphone. Mais la mission opérée par notre duo de scientifiques/ingénieurs va mal tourner… évidemment…

Après un crash mouvementé, chacun des protagoniste est séparé l’un de l’autre. On incarne d’abord Ariane (nom bien trouvé…) et découvre vite l’esprit action/aventure du titre avec des cinématiques spectaculaires et explosives ainsi qu’un gameplay plate-forme efficace (quoiqu’un peu rigide par moment). On escalade, on grimpe, ou use même d’un grappin pour franchir des vides vertigineux. Notons une approche moins automatique que certains jeux avec par exemple la nécessité d’appuyer sur Carré pour assurer un saut sur une paroi (pas forcément la meilleure idée mais bon…). On n’est pas néanmoins aussi pointu que l’escalade d’un Jusant.
La jolie réalisation incite à la contemplation très souvent mais il faut garder en tête que les lieux sont hostiles, la chute est vite arrivée. Il faut donc faire attention où Ariane met les pieds et jouer sur son équilibre dans certains passage.
Élément aussi original qu’agréable, nos infos de guidage dans le jeu se projette devant notre personnage (le jeu est à la troisième personne au fait…). Ainsi, on visualise bien les objectifs et le tout s’intègre bien au jeu pour ne pas perdre l’immersion. Et du coup, cet HUD s’affiche en cas de besoin, et disparait la plupart du temps. Immersion je vous dis…





Si l’utilisation du terme existant ESA aurait pu appeler à un jeu terre à terre (sans jeu de mot), sachez que oui, il y a de l’extra-terrestre dans l’air ici… C’est une autre corde à l’arc d’Aphelion : l’infiltration et la fuite face une menace aveugle mais pas sourde… Il faut donc jouer avec les déplacements pour être tantôt bruyant tantôt silencieux pour évoluer dans certains niveaux… Avec peux d’inactions pour le joueur, il faut faire preuve d’observation pour agir au mieux.
Dans des grottes ou en extérieur, la menace rôde tout au long du jeu et le gameplay évolue au fil des chapitres pour nous donner de nouvelles capacités d’action contre l’ennemi et pour arriver à nos objectifs sain et sauf…
D’ailleurs, incarner Thomas est très différent par rapport au gameplay de Ariane avec ici une approche plutôt orientée sur l’investigation, l’exploration et la survie avec, par exemple, la gestion de l’oxygène. Et sachez que si les deux personnages sont éloignés l’un de l’autre ils trouveront un moyen de communiquer…




Tel un Resident Evil Requiem, c’est donc un passage d’un personnage à l’autre qui offre une variété de gameplay et un rythme de jeu agréable, sans lassitude.
Très beau graphiquement (test sur PS5), le jeu souffre néanmoins de quelques bugs et quelques manques de finition ici ou là. Aussi, certains mouvements de personnages restent un peu raides, manquant de fluidité.
Pour une dizaine d’heure d’aventure, Aphelion propose un moment agréable teinté d’action et d’émotion à la fois mais aussi de gameplay changeant par la présence de ce duo séparé. Ainsi, on passe de l’infiltration à l’exploration et de la plate-forme à la survie, tout cela dans une ambiance bien sentie et une histoire qui progresse avec intérêt. Pas le jeu de l’année mais une excellente surprise en tous cas.