THE CREW MOTORFEST – Test PS5

Posté le 21 Sep 2023 par

Après The Crew en 2014 et sa suite en 2018, on peut dire que la série « morotisée » signée Ubisoft avait un peu de mal à concurrencer les Forza Horizon (exclu Xbox) malgré la bonne idée de varier les plaisir entre auto/moto, bateau et avion dans des mondes très ouverts et bourrés d’activité. Cette année, on sent que Ubisoft Ivory Tower enclenche la 6ème avec un nouvel opus qui nous emmène à Hawaii. Voici notre avis sur The Crew Motorfest.

Il était difficile de ne pas évoquer Forza Horizon dans ce test tant The Crew semble s’en inspirer plus que jamais. En tous cas, l’avantage de The Crew Motorfest, c’est qu’il est multi-plateformes lui. Comme souvent dans ce type de jeu de conduite arcade on se retrouve dans un endroit paradisiaque avec des gens très sympas qui nous accueillent et nous parlent tout le temps et… oh! Un festival! Avec plein de fans de sports mécaniques. Ca tombe bien, on est là pour ça!

A moindre échelle, nous voici donc sur une île de Hawaii criante de réalisme avec sa forme, ses villes, ses reliefs, ses plages… On est dans la carte postale et on sait déjà qu’on va passer de bons moments à arpenter tout cela avec une ambiance géniale de jour comme de nuit et quelles que soient les intempéries.

Disons-le clairement, graphiquement, The Crew Motorfest envoie du bois. On sent une belle évolution à ce niveau avec en premier lieu la modélisation incroyable des véhicules qu’on prendra un malin plaisir à reluquer sous toutes les coutures avec le mode photo. En plus, on a l’avantage de pouvoir conduire en vues extérieures ou embarquées avec là aussi un souci du détail au niveau du tableau de bord de chaque engin.

On est certes dans un jeu de course donc la beauté c’est bien mais la fluidité aussi. Il sera possible comme souvent désormais de choisir entre performance et résolution. Mais dans tous les cas, le jeu est fluide. Petit bémol (même sur PS5) concernant la distance d’affichage par moment.

L’île est vivante et pleine d’activités même si certaines zones sont un peu plus ternes côté ambiance. Quoiqu’il en soit, on croise beaucoup de véhicules qu’on pourra bien évidemment percuter mais aussi des véhicules de participants au festival qui sont en mode fantôme et qu’on peut donc traverser. Cela est très déstabilisant et on se demande qu’elle est l’idée derrière cela puisqu’on ne peut pas interagir avec eux (comme par exemple des joueurs online qu’on pourrait défier…).

Je vous le disais, le jeu parle beaucoup et différents locaux nous guident à chaque instant dans les différentes épreuves qui nous sont proposées. Si on suit la « trame » principale, on nous propose des Playlists qui sont en fait des championnats de plusieurs courses dans un thème précis. Ainsi on aura des courses plutôt sauvages dans la jungle ou sur les volcans avec des quads ou des pick-up mais aussi des courses de nuits dans une ambiance japonaise avec des bolides tunés, etc.. On varie aussi les plaisirs entre courses contre-la-montre, drift, duel… mais on est dans un The Crew donc ça ne s’arrête pas là puisqu’en plus de la voiture ou de la moto on peut prendre part à des épreuves en avion ou en bateau. C’est ici un peu plus limité niveau variété mais on passe aussi de bons moments dans un gameplay très différent et tout aussi bien senti. Utiliser un avion dans ce jeu permet de profiter pleinement de la vue sur l’île…

Que ce soit une voiture, une moto, un avion ou un bateau, au début on n’a pas beaucoup de choix et il va falloir multiplier les courses pour gagner un peu de sou et s’offrir d’autres engins selon les marques (près de 600 dispos!). On trouve de tout avec des packs thématiques, comme par exemple des voitures inspirées de la pop-culture ou bien des bolides électriques, etc.. Notez que pour évoluer dans le jeu on n’est jamais obligé de finir premier, l’essentiel étant de finir tout court…

Bien sûr, on peut aussi jouer en toute liberté au gré de nos envies avec tout un tas d’activités dispos sur la carte : radars, spots photo, slalom, etc.. On peut dans ce cas passer d’une simple pression du stick de la voiture à l’avion ou au bateau. Mais là… ce qui reste un peu bizarre c’est que si vous êtes sur la route et que vous choisissez le bateau… bah vous vous retrouvez sur le bitume avec… un bateau… Ainsi, il faut faire preuve de timing et de bon sens pour passer d’un engin à l’autre selon notre situation sur la map, c’est mieux…

Même si le jeu reste très arcade, il sera possible d’améliorer ses véhicules au niveau de la motorisation notamment mais aussi du design bien sûr avec tout un tas de possibilités comme par exemple des néons sous la voiture qui font des formes sur la route, ce genre de petites réjouissances…

Si The Crew Motorfest s’éloigne un peu de son principe de base, autrement dit, le jeu en ligne, en bandes, on peut toujours bien sur prendre part à des courses connectées. Mais en solo, on s’amuse déjà beaucoup avec des sensations de conduite accrues par rapport au dernier épisode.

On l’a vu avec Riders Republic, Ubisoft sait et aime jouer avec les mondes ouverts en matière de sport mécaniques et extrêmes. On retrouve un peu de cela dans The Crew Motorfest avec une série qui évolue dans le bon sens. Il reste encore des défauts, mais on a ici un excellent jeu de courses arcade en monde ouvert qui procure beaucoup de plaisir de jeu et tout un tas d’activités à faire à son rythme. De plus, Hawaii apporte un gros plus de dépaysement. L’automne pointant le bout de son nez, ça permet de retourner un peu à la plage!

Cela faisait longtemps que nous n’avions pas joué à un jeu produit par la branche Electronic Arts Originals. Le dernier en date était Lost in Random, une aventure que j’avais eu l’occasion de vivre et qui proposait une expérience assez sympa. Cette année, EA Originals nous a sorti le jeu : Immortals of Aveum, un FPS dans un univers fantastique dans lequel vous allez lancer des sorts pour vaincre vos ennemis. Le jeu est désormais disponible et nous avons eu la chance de tester la version Xbox Series X.

L’histoire vous plonge dans le monde Aveum dans lequel vous incarnerez Jak. Vous allez débuter votre aventure dans une ville accompagné de vos amis. Jak est très soudé à ses camarades mais un jour la ville se fait attaquer par un autre royaume. Une terrible catastrophe tuera vos amis mais vous permettra de libérer votre pouvoir magique. Vous intégrerez un ordre magique pour vous venger de la mort de vos amis. Jak pourra ainsi comprendre ses pouvoirs tout en apprenant à les maîtriser. Le jeu propose une vue à la première personne mais lors des cinématiques vous aurez un champ-contrechamp.

Le jeu se compose en plusieurs chapitres dans lesquels vous allez pouvoir parcourir plusieurs mondes semi-ouverts. Dans ces petites zones vous allez pouvoir explorer, découvrir des zones secrètes et tuer les monstres qui y vivent. Pour ma part j’ai beaucoup aimé le jeu au tout début, car il était assez joli sur les premières scènes mais j’ai été rapidement déçu car la qualité se détériore au fur et à mesure de votre progression. Le jeu tourne sur Xbox dernière génération mais j’avais l’impression de jouer à un jeu en 720p. Le jeu reste assez fluide et vous permet une bonne réactivité en combat. Immortals of Aveum vous propose d’utiliser plusieurs magies pour différentes compétences citons par exemple un sort pour les dégâts au combat rapproché ou un autre qui fait de très faibles dégâts mais permet de cibler un ennemi automatiquement et d’envoyer plusieurs boules magiques en même temps. Le jeu dispose d’une VF car il est sous la branche EA Originals mais le jeu d’acteur est assez anecdotique. L’histoire racontée est générique et ne rattrape pas les défauts esthétiques du titre. 

Le principal point fort d’Immortals of Aveum est son gameplay. Le jeu vous offre une expérience nerveuse qui peut-être parfois un peu trop brouillonne lorsqu’il y’a beaucoup d’ennemis sur l’écran. L’utilisation de sort en vue FPS est une très bonne idée car il vous faudra savoir varier vos compétences pour tuer rapidement vos adversaires. Immortals of Aveum tourne sur Unreal Engine 5 et nous permet de voir à l’œuvre cette nouvelle version de ce moteur graphique. J’ai constaté beaucoup de flou lors des phases d’actions ou de déplacement et certains freeze lorsque l’écran est surchargé. 

Immortals of Aveum est assez moyen et ne propose pas l’expérience que je recherchais lors de son annonce. Les concepteurs proposent un jeu assez audacieux et proposent un univers original mais n’ont pas su en tirer profit. L’expérience et l’aventure entière sont assez génériques et ne risquent pas de vous marquer. Le jeu est un peu trop long et j’aurais préféré une expérience courte mais plaisante plutôt que longue et ennuyante. Immortals of Aveum mérite d’être quand même découvert si vous êtes à la recherche d’un petit jeu en attendant les gros jeux de cette fin d’année. Le jeu est déjà disponible sur Playstation, Xbox et PC. 

Test réalisé par Pierre

2,5kg, 25×29 cm, 353 pages… voici le GROS livre Game Changers de chez Phaidon en version française disponible depuis le 7 septembre. Cet ouvrage de référence rassemble pas moins de 300 jeux, consoles et éditeurs qui auront marqué l’histoire de l’industrier videoludique…

Avec 700 illustrations, on découvre avec plaisir tous ces titres mythiques du jeu vidéo à travers les époques et les supports depuis Nimrod (1952) à Cyberpunk 2077 en passant par Animal Crossing ou Ico pour ne citer qu’eux.

Pour moi, un « game changer » n’est pas forcément un jeu incroyable, c’est d’abord un jeu qui aura marqué son temps d’une manière ou d’une autre et qui aura ouvert la voie à d’autres titres avec une originalité dans son gameplay ou par son orientation artistique. On pense par exemple à Duck Hunt sur NES avec ces pistolets qui permettaient de tirer sur notre TV ou bien Angry Birds avec son système ultra-fun de catapultes…

Le monde du jeu vidéo est riche (de bon et de mauvais) et chaque nouvelle génération de consoles apporte son lot de nouveauté et d’innovation. Ce livre est là pour répertorier tout cela, avec des choix judicieux et une mise en page simple, des textes assez bref sur chaque titre mais au final on dispose d’une belle anthologie qui aura une place de choix dans la bibliothèque de tous gamers.

Il est disponible au prix de 49,95€ chez Phaidon.

Quand Quantic Dream (Heavy Rain, Detroit: Become Human…) rencontre le jeune studio Parallel Studio, ça donne Under The Waves, un jeu d’exploration sous-marine envoutant qu’on a pris grand plaisir à jouer sur Xbox One Series X…

Ne vous attendez pas à un jeu cinématographique comme Quantic Dream sait si bien le faire mais dans Under The Waves on sent la patte émotionnelle avec en trame de fond (marin…) une histoire intime, celle de notre personnage, Stan mais aussi une dimension écologique.

Nous sommes dans les années 70 en pleine mer du Nord mais avec la technologique futuriste qu’on pourrait connaitre dans les années 2030… c’est un peu déroutant mais tout à fait intéressant. Dans sa station sous-marine rétro-futuriste donc, Stan a pour seule compagnie des drones sous-marins mais aussi Tim, par radio, celui qui va nous guider dans le jeu à chaque instant…

Stan est un employé d’une grosse compagnie pétrolière et a donc des tâches quotidiennes à effectuer, de la maintenance, des réparations, etc… On dispose de Moon, notre petit sous-marin pour aller aux différents endroits de la map et à tout moment on peut en sortir pour nager dans des zones plus restreintes, entrer dans des bâtiments. Ainsi on peut nager mais aussi mettre les pieds au sol pour marcher sur certaines plate-formes.

Dans l’océan on trouve tout un tas de déchets (plastique, métal, circuits imprimés, etc…) qui nous permettent d’abord de nettoyer les lieux mais aussi d’avoir de la ressource pour fabriquer des équipements. Au fil de notre progression on pourra en effet utiliser des mines explosives, des lasers pour décoller les nappes de pétrole, etc..

Dans l’eau, la première nécessité est de pouvoir respirer. Là aussi, il faudra trouver des recharges en oxygène en permanence et pour notre sous-marin avoir suffisamment de carburant mais aussi de quoi réparer si besoin… Heureusement, on trouve parfois des zones d’amarrage pour se requinquer en plus de notre QG où on pourra dormir, manger, ou bien appeler Emma…

Les missions banales s’enchainent au début avec par intermittences des sortes de cauchemars dans lesquels Stan va être confronté à son passé, ses douleurs, sa fille… L’aventure prend alors un autre sens et certaines missions vont commencer à ne pas se passer comme prévu.

Difficile de vous en dire davantage, Under The Waves est un jeu qui se découvre jour après jour, l’intrigue se dévoile, à chaque brasse on tire un peu plus sur le fil de l’histoire de Stan…

Le gameplay du jeu est plutôt efficace. Un peu plus délicat lorsqu’on nage avec Stan à certains endroits restreints, la maniabilité avec Moon est très agréable. L’ambiance sous-marine est géniale que ce soit visuellement avec les effets de lumières, de particules, la faune très présente (avec certaines interactions sympas) et un environnement assez riche finalement (grottes, stations, épaves, etc..) ou auditif avec les sons sourds des profondeurs ou la musique envoutante. Le doublage français de bonne facture ajoute aussi à cette ambiance. Petit bémol visuel pour la modélisation de Stan, sons visage en particulier, et le fait qu’il ne quitte jamais sa combinaison ou son bonnet quand il dort, etc…

Avec son histoire riche et prenante, son message sur la solitude, l’écologie, les tourments de la vie… Under The Waves reste un jeu vidéo dans lequel on peut faire pas mal de choses : actionner des mécanismes, récolter des éléments, chercher tout un tas de choses, etc… Comme Stan, on est coupé du monde quand on joue et on ne voit pas le temps passer. Un chouette jeu vidéo comme on en voit rarement.